Une politique nationale en science, technologie et innovation au Togo

La politique nationale en Science, Technologie et Innovation (STI) a été validée le jeudi 26 juin à Lomé au cours d’une rencontre qui a regroupé les acteurs du système STI et les secteurs socioéconomiques, des parlementaires et la société civile. Le document a été validé avec son plan d’action.

Environ cent participants ont pris part à cette rencontre qui a permis de passer au peigne fin les documents de politique en STI et les analyses du plan d’action et les mécanismes de mobilisation.
L’atelier a doté le Togo d’un cadre de référence et d’un outil d’orientation des activités de recherche en science et technologie pour une participation plus efficiente du pays à la construction de l’économie mondiale du savoir.
Pour le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Pr. Agbénoto Koffi, les innovations technoscientifiques, produits de la recherche fondamentale et de la recherche appliquée menées généralement dans les universités, ainsi que leur diffusion, élèvent les nations et accroissent leur visibilité. Il a indiqué que les progrès dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie, de la santé et de l’environnement en sont fortement tributaires précisant que « le savoir est le principal levier du développement des nations. La capacité d’une société à produire, à adapter, à commercialiser et à utiliser le savoir est indispensable à une croissance économique durable et à l’amélioration du niveau de vie des populations». Le processus de mondialisation accélère cette tendance et propulse au-devant de la scène le savoir ainsi que son utilisation compétitive. Seulement la capacité à générer et à exploiter le savoir, dans la quête d’un développement harmonieux, n’est pas partagée équitablement entre les nations.
Le directeur national de la Recherche scientifique et technique, Pr Gbéassor Messanvi a relevé que les progrès des technologies de l’information et de la communication permettent également aujourd’hui de tirer parti des chercheurs togolais vivant en Afrique, en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Pour lui, ils représentent un atout formidable que le Togo ne doit pas négliger, mais le pays doit redoubler d’efforts pour mettre à contribution cette ressource inestimable. Ce type de collaboration contribuera à améliorer la qualité et la richesse de l’enseignement scientifique et technique dans « nos universités et centres de recherche ». Pr Gbéassor a estimé qu’un autre défi important qu’il faudra aussi relever, consistera à resserrer les liens entre les universités, les institutions de recherche et d’innovation et le secteur privé.
Le Temps/Atop

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